La chronique de Raoul

Il faut savoir arrêter… Une crise !

La chronique de Raoul

Raoul

Depuis quelques mois, nous vivons dans un monde parallèle. Ou bien on nous a retourné l’univers et tout se vit à l’envers. Je ne vais pas revenir sur le confinement, je pourrais devenir vulgaire et je préfère être grossier, c’est plus distingué. Alors… Merde ! Il faut savoir arrêter une crise !

Il faut offrir à notre Maire, Roger Didier, un poste radiophonique pour qu’il puisse avoir les infos. Il va finir comme ce soldat japonais qu’on retrouva sur son île, 40 ans après l’armistice, qui tirait sur tout ce qui bouge se croyant toujours en guerre.

M Didier, c’est fini la crise. L’est plus là l’virus ! Plus à Gap. J’entends, j’entends… « oui mais si il y a une deuxième vague »… Laissez-moi vous dire la chose suivante: c’est probable pour ne pas dire certain... Et peut-être sera t-elle plus mortelle que la première, voire, définitive… Alors en attendant, festoyons tant qu’il est encore temps. Il y aura aussi, peut-être, un astéroïde, un tremblement de terre, une guerre mondiale nucléaire, notre soleil qui explose, Andromède qui nous rentre dans l’fion… Oui tout ça peut arriver et arrivera sûrement… En attendant… Il faut qu’on s’touche !

« Il faut qu’on s’frôle, il faut qu’on s’touche
Qu’on se mette la langue dans la bouche
Faut qu’on s’emboîte, faut qu’on s’empile
La vie ne tient qu’à un fil

Faut qu’on s’mélange, faut qu’on s’emmêle
Qu’on s’enroule comme des ficelles
Faut plus qu’on s’quitte, faut plus qu’on s’lâche
La vie ça a d’ces coups d’cravache

Il faut qu’on s’colle, y faut qu’on s’serre
Peau contre peau, chair contre chair
Faut qu’on s’pénètre, faut qu’on s’incruste
La vie parfois, elle est pas juste

Faut qu’on s’mélange, qu’on s’agglutine
Qu’on s’échange nos hémoglobines
Faut plus qu’on s’lâche, faut plus qu’on s’quitte
La mort viendra bien assez vite

Il faut qu’on s’aime, il faut s’le dire

Qu’on s’donne toutes les nuits du plaisir
Faut qu’on s’ajuste, faut qu’on s’accorde
Y a tant de désirs qui débordent

Il faut qu’on s’palpe, y faut qu’on s’frotte
Qu’on s’roule des pelles jusqu’à la glotte
Il faut qu’on s’suce, y faut qu’on s’lèche
Avant que la vie nous assèche

Faut qu’on s’caresse, qu’on s’apprivoise
A quoi bon se chercher des noises ?
Faut qu’on s’bichonne, il faut qu’on s’soigne
Avant que la mort nous éloigne

Il faut le faire, il faut qu’on ose
La vie, c’est pas un bouquet d’roses
Faut qu’on s’incruste, faut qu’on s’pénètre
On va tous un jour disparaître… »

Pascal RINALDI

Raoul

NDLR: Les propos de Raoul n’engagent que lui.

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