France-Monde

Appel du 18 juin 1940: une cérémonie originale

Se tenait ce jeudi 18 juin, devant le Monument aux morts, la cérémonie d’hommage de l’Appel du Général de Gaulle. Second appel, en réalité, après celui de Charles Tillon la veille depuis Bordeaux, mais c’est celui de Londres et du Général que l’histoire retiendra.

© Leo Artaud

Martine Clavel, Préfète des Hautes-Alpes, Pascale Boyer Députée de la 1ère circonscription et la Sénatrice Patricia Morhet-Richaud étaient présentes, ainsi que le Maire de Gap, Roger Didier et sa première adjointe Maryvonne Grenier

© L.A

Etaient présents également les principaux représentants des corps de la Police Nationale, de la Gendarmerie, des Chasseurs alpins ainsi que des associations d’anciens combattants et résistants.

©L.A

Je sais ce que vous vous dites… si, je sais ! En quoi cette cérémonie était originale? ah ! Vous voyez que je le savais. La toute première originalité en a été la sobriété et le manque de public… C’était tout de même les 80 ans de l’Appel. La seconde fut dans l’absence des gestes barrières et autre mesures sanitaires et peu de masques à l’horizon… à part celui de Roger Didier.

Roger Didier (© L.A)

Et, enfin, troisième originalité fut la présence d’une délégation de Gilets jaunes venue pour rendre hommage à la Résistance et dont les membres se reconnaissent dans l’esprit qui la guida. Ils ont déposé une gerbe de fleurs champêtres aux couleurs bleu-blanc-rouge… et jaune.

Délégation de Gilets jaunes à droite (© L.A)

La cérémonie s’est déroulée rapidement et dans le calme et la dignité et on peut s’interroger sur la nature de ce type d’hommage. La Résistance marque de manière très importante l’esprit d’une France qui ne fut pas toute exemplaire et qui a besoin d’un roman historique, celui des victorieux. La mémoire est une menteuse bien arrangeante mais tant qu’à se raconter des histoires autant le faire avec panache et y mettre des couleurs populaires et festives et un peu moins de « cérémonial » qui ressemble plus à un enterrement qu’à une fête de la vie et de la liberté. Un bon dépoussiérage ne serait pas de trop.

La présence des Gilets jaunes, paradoxalement, marque également l’absence des forces syndicales et politiques qui ont tout à voir avec cette histoire et qui manque de rappeler que De Gaulle ne fut pas seul et qu’il fallut unir des forces contraires pour combattre.

Quelques images:

Reportage et photos Leo Artaud

Print Friendly, PDF & Email

Catégories :France-Monde, Vie municipale