Mouvement social et luttes

3919-114-119 ! Répétons-le, marquons-le, crions-le: 3919 ! et 114, 119 !

Ce mardi 9 juin, comparaissait au tribunal de Gap, le responsable syndical « Solidaires 05 » Joel Brochier sur plainte du Maire de Gap. Bon… Ce n’était pas l’affaire du siècle, il s’agissait d’une histoire de tags informatifs contre les violences conjugales. Finalement… La procédure, la réquisition policière, ont coûté plus cher que la peine obtenue: 269 euros correspondant au frais de nettoyage du dit tag. Le dangereux activiste n’écopa d’aucune peine et la morale fut sauve !

l’objet du délit. 269 euros de nettoyage… Bon, nous, nous avons fait le calcul, ça coûte, main d’œuvre comprise, 30 euros maximum… (© Leo Artaud)
Joel Brochier tague proprement ! (© Leo Artaud)

Petit message personnel à l’employé chargé d’enlever l’information peinte au sol: ce n’est pas 269 euros en plus sur ta paye ! Faut pas rêver !

L’unité syndicale était de mise et Christian Schuller, Secrétaire départemental CGT a affirmé son soutien et dénoncé les pressions judiciaires

Christian Schuller CGT (© Leo Artaud)

Plusieurs groupes de pas plus de dix personnes chacun sont venus soutenir et surtout dénoncer la mascarade de cette plainte qui, finalement, aura permise de mettre en avant les carences institutionnelles contre les violences faites aux femmes comme aux enfants, mais, également aux travailleurs avec quelques tags sur des panneaux d’affichage libre contre l’exploitation capitaliste.

Le PCF, la France-Insoumise, Ensemble PACG 05, Ambitions pour Gap, EELV… étaient tous ensemble (enfin! a t-on envie de dire…) contre le choix de la répression politique et syndicale.

Les plusieurs groupes de pas plus de dix personnes chacun ont chanté aussi l’hymne des femmes pour ne pas oublier l’essentiel:

Le Conseil d’état vient d’être saisi par plusieurs syndicats pour que soit levé l’interdiction de manifester qui n’a aucun sens dès lors que restera ouvert une grande surface. Si on peut consommer en masse, on peut manifester.

Mais là, il ne s’agissait point d’une manifestation mais de plusieurs groupes de pas plus de dix personnes qui se sont retrouvés sur l’immense esplanade déboisée par Roger Didier, ce qui permettait de respecter les trucs et les machins. Il se trouve, qu’ils ont tous eu la même idée au même moment, c’est tout.

Leo Artaud

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