Mouvement social et luttes

Consommer local pour un monde durable

(Photo © Leo Artaud)

Consommer local, pilier indispensable d’un monde durable…

Notre système ne tourne pas rond et nous commençons à être nombreux à le scander haut et fort. Une des déroutes majeures de notre fonctionnement global réside dans notre consommation courante et abondante de produits et denrées acheminés depuis les quatre coins du monde. Ce n’est pas viable pare que les impacts sont bien trop grands, qu’ils soient éthiques ou écologiques… et même économiques !


Alors un des pas fondamentaux que nous pouvons faire vers ce fameux meilleur  »monde d’après », dont nous avons tant parlé ces dernières semaines et que nous sommes nombreux à attendre, semble-t-il, serait de commencer à consommer local, vraiment local !

Évidemment cela pourrait impliquer de boycotter, de se passer, de se  »sevrer » de moult produits auxquels nous nous sommes accoutumé.e.s et qui ne sortent pas de terre dans nos contrées, ou qu’on ne fabrique pas ici… Pensons, par exemple, au café, au thé, aux bananes… au chocolat ! Et même à nos tee-shirts, nos baskets, nos smartphones… Tant d’objets et de denrées !
Certes tout boycotter est compliqué, mais il y a pourtant des échanges d’actes simples qui sont à notre portée, des denrées que l’on produit aussi localement et qu’il ne tient qu’à nous de privilégier, de favoriser.


En ce sens, les magasins Grenier du réseau Biocoop œuvrent pour augmenter chaque année la part de produits locaux de leurs rayons et étalages. Le Grenier travaille aujourd’hui avec plus de 100 producteurs locaux des Hautes-Alpes et des départements limitrophes.

Consommer local permet également d’assurer la pérennité de fermes à taille humaine et contribue à développer l’emploi dans les campagnes. La relocalisation de notre alimentation paraît être la seule façon d’envisager un monde durable, et Biocoop s’engage pour soutenir cette idée. Le réseau essaie aussi de soutenir l’humain, en travaillant par exemple avec des établissements et services d’aide par le travail, comme l’ESAT de Rosans, un de leurs producteurs maraîchers.

Image ESAT de Rosans (Fournie par le Grenier)


Alors puisque chaque geste compte, commençons par les plus simples comme échanger nos achats importés par des achats de productions locales. Un pas après l’autre et petit à petit nous réduirons, modifierons nos fonctionnements et façons de consommer, pour aller au final vers plus de simplicité et de sobriété !

Aurore ALTHEN

ndlr: il existe également d’autres enseignes bio sur Gap comme le Panier bio au 10 bis rue de l’Imprimerie. L’Eau vive au 16 avenue Emile Didier… Le Sain bio’z au 87 avenue d’Embrun. (liste non exhaustive). Nous aurons l’occasion d’y consacrer un article complet dans le prochain numéro.

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