covid-19 infos pratiques

« Bas les masques ! »

Ils sont soignants, professionnels exposés durant la crise sanitaire mais pas seulement, en général. Ils sont en colère et veulent le crier haut et fort ! Le chef de l’état déclare la guerre et envoi au front une armée d’infortune à qui l’ont donne des fourches et des bâtons face à un ennemi surarmé. D’ailleurs, ils ne sont pas soldats ! A la Prévert, ils ne travaillent pas à s’entre-tuer mais à s’entre-vivre. Même les cliniques privées se voient dans l’obligation de faire la manche !

Au 21ème siècle, le progrès développe l’intelligence artificielle mais semble réduire l’intelligence réelle des gouvernants. « Gouverner c’est prévoir » et les dirigeants disent n’avoir rien prévu. Le pronostic vital du système de santé français est engagé, à bout de souffle, sous-équipé, asphyxié. Une remise à plat total est définitivement nécessaire.

Pour ajouter du malheur au drame, les décisions prises par les autorités défient l’entendement. Les médecins généralistes, de ville comme hospitaliers se sont vus interdire de prescrire librement. Les outils de protection de base ont été déclarés tour à tour, impropres à l’usage et obligatoires le lendemain. On a fait fermer les petits commerces, les marchés les parcs et jardins, les plages mais on a laissé les grandes surfaces ouvertes. Si dans les petites villes moyennes la situation a pu être gérée dans les grandes lignes, dans les grands centres urbains, les banlieues et les villages, le confinement à la « nawak » a généré des dégâts humains dont le prix des conséquences va être très cher et ce ne sont pas les mieux lotis qui vont payer… Cela n’a jamais été le cas et cela ne le sera jamais.

Cerise pourrie sur le gâteau moisi: alors que des petites mains ouvrières, professionnelles ou non, se sont donnés cœurs, corps et âmes pour fabriquer dans l’urgence des masques pour le maximum, on leur dit aujourd’hui d’aller se faire voir chez AFNOR au profit des masques importés et vendus par la grande distribution. Il y va aussi de la force de nos applaudissements de 20h00 pour ne pas les laisser tomber et leur passer commande en payant le prix du travail dès qu’on en a la possibilité financière. Cette crise a permis à nombre d’entre-nous de nous familiariser avec les mobiles et les ordinateurs… Rien de plus simple pour trouver un ou une couturière pas loin de chez soi et passer commande. Leur survie vaut mieux que les profits des hypers et de leurs actionnaires. Rien n’empêche d’en commander un ou deux de plus, quand on en a les moyens pour ceux qui en ont moins également.

Un appel est lancé: BAS LES MASQUES!

Vous pouvez signer l’appel directement sur le site: ICI

Xavier Chanoine

Print Friendly, PDF & Email