Mouvement social et luttes

GAP: Les oiseaux s’adressent au maire Roger Didier:

Monsieur le Maire,

Cui-cui comme rou-rou, nous nous réjouissons que les humains restent un peu confinés chez eux, ça nous fait des vacances, ne nous le cachons pas. Cependant, nous les oiseaux du Centre-ville, avons nos petites habitudes alimentaires et le passage excessif de vos machines nettoyantes, et ce dés potron-minet et toute la journée, nous enlèvent les miettes du bec ! (d’autant qu’on ignore ce que vous mettez dans vos laveuses)

Porte parole des rou-rou lors de la réunion de crise du collectif (©L.Artaud)

En effet, si votre espèce peut être envahissante (ah si! quand même un peu !) elles nous permet d’avoir accès à quelques restes tombant des sorties de boulangeries… et, aussi, nous mangeons des petits insectes, vers (des pas beaux, rassurez-vous). Si vous nettoyez en permanence du propre, on va crever, on vous le dit clairement ! On va crever Monsieur le Maire !!! Et le jour d’après, y avez-vous songé? quand votre espèce ressortira… Si elle ressort… s’il n’y a plus de rou-rou ou de cui-cui qui chantent en donnant un peu de couleur et de vie à la capitale douce? On finira par l’appeler la muette sans mouettes et vous passerez pour un looser !

cui-cui qui se barre faute de trouver de quoi becqueter (©L.Artaud)

Nous vous interpellons également, pour une fois qu’on a la parole et qu’un média nous la donne (Merci La nouvelle commune!), pour vous faire part aussi de la colère de nos amies bzzzzzzzzzz et papillons… Il faut arrêter de tondre à tout prix le moindre carré vert ! C’est un vrai toc ma parole ! A peine la fleurette dévoile t-elle un rien de son pistil, laisse entrevoir sa délicate et sensuelle corolle et s’apprête à se faire butiner jusqu’au nectaire, qu’il vous faut lui tondre le pédicelle en lui rasant le pédoncule ! Quelle folie d’arracher la beauté avant qu’elle ait le temps de faire son oeuvre: émerveiller la vie !

Bzzzzzzzzzzzz obligée de butiner les fleurs de mamie ! (©Aurore Althen)

Monsieur le Maire, nous vous en conjurons: Laissez nous des miettes et des bebêtes à becqueter et du pollen. Permettez-nous de profiter un peu de votre confinement sans nous en faire payer le prix juste pour occuper votre personnel.

Signé: Le collectif des cui-cui, rou-rou, bzzzzzzzzzzzzzzz, papillons et lézards du Centre-ville en colère.

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