Santé

Covid-19, le point sur la situation.

Le premier ministre Edouard Phlippe a annoncé, dans une conférence de presse le 14 mars (source: AFP), l’entrée en stade 3 de la France. Cela implique la fermeture de tous les établissements recevant du public non essentiels (bars, restaurants, cinéma, piscine…). Il en appelle au civisme afin d’endiguer ou de ralentir la propagation du virus et demande à chaque citoyen de respecter les consignes sanitaires qui, selon lui, ne sont pas assez appliquées. « Nous sommes face à une épidemie débutante et rapide sur le territoire national, nous sommes donc désormais en stade 3« , a déclaré Jérôme Salomon, directeur général de la santé.


Quelles différences avec le stade 2?

La surveillance individuelle n’est plus la priorité. Les hospitalisations seront priorisés aux cas les plus urgents. Il s’agit d’établir des mesures « barrières » pour réduire la courbe de l’épidémie et la rallonger dans le temps pour éviter les effets de saturation et de dépassement des services médicaux. Cette période, sans être factuellement limitée, peut durer de 8 à 12 semaines pendant laquelle les structures non essentielles (hors commerces alimentaires, pharmacies, tabac et presse…) restent fermées et les rassemblements interdits. Toutefois, le secrétaire général de la santé et l’exécutif maintiennent les élections (le premier tour pour le moment) considérant que le risque n’est pas plus grand que celui de faire ses courses pour s’alimenter.

Les lieux de culte resteront ouverts mais les cérémonies interdites. Les transports en commun restent actifs mais pourront, localement, être restreints voire supprimés. L’objectif est de réduire au maximum les situations de contacts directs entre les gens lorsque ce n’est pas indispensable.

Jérôme Salomon rappelle que « le virus ne circule pas en France, ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler » et qu’il est donc justifier de limiter la « vie sociale » pour ne pas « submerger les services médicaux ». Il précise que le taux de contamination a doublé en 72 heures et que 304 personnes (à l’heure de la conférence) étaient en réanimation dont la moitié ont moins de 60 ans. Il précise, néanmoins, que 98% des personnes atteintes guérissent de la maladie. « à chaque fois il y a un rationnel scientifique aux mesures que nous proposons (…) Les mesures sont proportionnées et progressives face à la situation épidémiologique qui est très évolutives« 

Rappel:

La première alerte mondiale date du 24 janvier.

Le 13 février était déclenché, en France, le plan ORSAN qui organise les plans blanc (services hospitaliers et urgences) et bleu (service médico-sociaux)

Le 29 février, le stade 2 est déclenché

Le 12 mars, le Président de la République intervient à la télévision et annonce la fermeture des écoles et des crèches sauf pour les gardes d’enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise.

Le 14 mars, le premier ministre annonce le passage de la France en stade 3.

La Préfecture, en lien avec l’intervention du Président de la République du 12 mars, publie sur son site un communiqué concernant les nouvelles mesures mises en place notamment pour la garde des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise:

Communiqué (extrait)

Martine CLAVEL, préfète des Hautes-Alpes, a transmis un courrier à l’ensemble des maires ce samedi pour les informer de l’accueil des enfants des agents dont la présence à leurs postes est indispensable à la gestion de la crise :

• Personnel travaillant en établissements de santé publics/privés : hôpitaux, cliniques, centre de santé, soins de suite et de réadaptation (SSR), hospitalisation à domicile…

• Personnel travaillant en établissements médico-sociaux pour personnes âgées et personnes handicapées : maisons de retraite, EHPAD, instituts médico-éducatifs, unités de soins longue durée, foyers autonomie, maisons d’accueil spécialisées, services de soins infirmiers à domicile, foyer d’accueil médicalisé…

• Professionnels de santé et médico-sociaux de ville : médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, aides-soignants, transporteurs sanitaires, biologistes, auxiliaires de vie pour personnes âgées et dépendantes…

• Personnel chargé de la gestion de l’épidémie des Agences régionales de santé, des préfectures et ceux affectés à l’équipe nationale de gestion de la crise.

Ainsi, durant les plages horaires où ils n’auraient aucune autre solution de garde, ces personnels pourront laisser leurs enfants dans leurs établissements habituels (crèches, écoles et collèges). La préfète a ainsi demander aux maires d’assurer la continuité du service de restauration scolaire.

Ces agents devront justifier de leur métier par une carte professionnelle, ou un bulletin de salaire.

Chaque regroupement ne pourra dépasser le nombre de 10 enfants par mesure de précaution sanitaire, et cela dans toutes les circonstances (salles de classe, cours de récréation, cantines…) Il s’agit d’un seuil définit par les scientifiques en dessous duquel les risques de propagation du virus sont moindres.

Bien évidemment, l’ensemble des locaux utilisés devront être nettoyés régulièrement afin de limiter la propagation du virus et les gestes barrières scrupuleusement respectés, notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon.

Le plan bleu est en action au niveau des ehpad et établissements accueillants des personnes âgées. Rappel des règles et restrictions en vigueur:

La situation particulière des établissements pour personnes âgées dépendantes

Afin d’anticiper l’évolution de la situation dans notre région et pour protéger au mieux les personnes les plus vulnérables prises en charge dans les Ehpad, le Ministre des Solidarités et de la Santé a demandé le déclenchement du Plan bleu.

L’Agence régionale de santé Paca a demandé aux directions des Ehpad de la région de renforcer les mesures liées aux entrées et sorties dans ces structures. Les visites aux résidents, sauf cas exceptionnels déterminés avec la direction de l’établissement et l’ARS Paca, sont donc fortement
déconseillées.

Dans les établissements de santé, il convient de limiter les visites auprès des patients à une seule personne, interdire les visites des personnes mineures et bien évidemment interdire les visites de toute personne malade y compris dans les services de maternité.

La France est toujours en stade 2:

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