Mouvement social et luttes

49-3: ça chauffe… ça brûle !

Le gouvernement vient d’armer les esprits en dégainant le 49-3 pour imposer son idéologie sur la réforme des retraites. Alors que le mouvement social s’essoufflait, il ne manquait qu’une étincelle pour le raviver et c’est Edouard Philippe qui a craqué l’allumette.

Considérant que le débat parlementaire était impossible à cause de « l’obstruction d’une partie de l’opposition » le Premier ministre et le Président ont préféré la voie autoritaire du 49-3 à celle démocratique du référendum. Stratégie de la terre brûlée semble t-il, à quelques encablures des élections municipales, cette démonstration de force sur un texte qui n’appelait aucune urgence et face à une raclée prévisible, est un va-tout risqué. Même s’il peut renforcer sa maigre base électorale la plus extrémiste et violente, la partie la moins à droite pourrait bien se laisser tenter par des forces plus modérées.

A Gap, une première assemblée citoyenne s’est improvisée dimanche après-midi devant la Préfecture. Loin d’être défaits, les participants appellent à une large mobilisation dans les jours prochains et, notamment, mardi à 18h00 devant la Préfecture et mercredi 4 mars à 18h00 à la salle de l’Hôtel Verdun (boulevard de la Libération) pour envisager un référendum local sur les retraites le jour de l’élection. Tous les citoyens, les forces politiques, associatives et syndicales sont appelés à converger et s’organiser pour contrer le passage en force des dirigeants en place.

La semaine passée, c’était les saisonniers qui étaient en première ligne du front de neige pour contester la réforme de l’assurance chômage.

Une délégation syndicale FO fut reçue mais sans obtenir de réponses satisfaisantes à leurs revendications. La réforme annoncée fait passer de 4 à 6 mois les temps de cotisations pour ouvrir des droits d’indemnités. Le gouvernement assume « la casse » et suggère aux travailleurs de faire des formations hors saison.

Mépris et morgue d’une classe bourgeoise qui se retrouve skis chaussés et le cul sur le télésiège sans se demander comment et grâce à qui tout cela fonctionne ou bien bêtise crasse? ou les deux… Difficile à dire mais dramatique pour notre territoire dont l’économie touristique est assurée par tous ces travailleurs sans lesquels rien ne tournerait. De l’hôtellerie aux remontées mécaniques comme aux centres de vacances, tous les secteurs vont être impactés et beaucoup de petites entreprises, déjà à la limite de l’équilibre, vont subir de plein fouet cette réforme. Beaucoup d’élus se mobilisent (pas tous…) mais les négociations sont au point mort. à suivre…

Communiqué du groupe Ensemble chez notre confrère (et néanmoins ami) Alp’ternatives ICI

Leo Artaud

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