Mouvement social et luttes

LREM: « ça part en couille ! »

Alors que le mouvement social résiste et continue de se mobiliser dans la rue, dans les stations de ski, dans les hôpitaux etc, contre les réformes antisociales du gouvernement, le parlement et sa majorité nous offrent un spectacle digne, au mieux, d’un vieux cirque en faillite avec des clowns qui ne font rire personne.

Alors que les députés de l’opposition sont entrés dans une confrontation à grand coups d’amendements sur chaque article de la réforme des retraites, la majorité y répond par l’injure, la bêtise et parfois, aussi… le non-sens. Non content d’avoir réussi a sabrer la commission des lois par des circonvolutions réglementaires destinées à ne pas répondre sur le fond, LREM prépare le terrain à l’Assemblée Nationale pour un passage en force. Nous assistons, effarés, dépités, à une foire d’empoigne loin de l’importance de l’enjeu. Le « nouveau monde » ressemble bien à l’ancien mais même pas celui d’hier… . Et pour couronner le tout, un remaniement branlant en pleine crise voit arriver Olivier Véran aux manettes d’un ministère dédié, semble t-il, à la destruction du modèle social français., « in the right place at the right time » comme on dit outre Europe et Paris vaut bien une veste !

20 février à Gap (Photo: Julien Royer)

Les saisonniers des stations de ski sont entrés également dans le mouvement dés le 15 février. Un nouvel appel à la grève et à la mobilisation est lancé pour ce lundi. Ils manifestent contre la réforme de l’assurance chômage qui fait passer de 4 à 6 mois le temps de cotisation pour ouvrir des droits. Autant dire que dans les Hautes-Alpes, c’est la misère annoncée pour tous les travailleurs du tourisme.

A Gap, l’intersyndicale et les Gilets jaunes restent bien mobilisés même si les périodes de vacances sont toujours plus compliquées pour rassembler.

20 février 2020 (Photo Julien Royer)

« LREM part en couille » nous dit un manifestant au sens figuré et littéral. Alors que l’opposition a proposé un référendum sur la question des retraites, la majorité a rejeté la proposition. Elle aurait été, pourtant, une belle occasion de sortir du marasme et d’apaiser un peu la situation. Mais ce n’est, peut-être, pas ce que recherche le pouvoir en place.

Leo Artaud

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