L'édito

L’édito

Dans trois jours nous connaîtront les candidats aux élections municipales. Le maire sortant, Roger Didier, a déjà annoncé par le biais d’une lettre envoyée à tous les habitants, qu’il briguait un troisième mandat. Il explique à ses concitoyens pourquoi il est indispensable, irremplaçable au point de gâcher ses jours de retraites paisibles a travailler au service des gapençais. Mince et zut et crotte alors ! Y a pas un jeune de droite fichu de prendre la relève ! Ah il est loin le temps où la jeunesse respectait encore ses aînés en portant les charges trop lourdes pour atténuer leur peine.

(Crédit photo: none)

L’ancien hockeyeur et pilote de rallye qu’il fut, laisse une empreinte plus carbonée que verdoyante. Une main de fer dans un gant d’acier, il mène les personnels de la ville à la manière d’un Sarko local dont il revendique, à qui veut l’entendre, une certaine admiration. On se souviendra aussi, s’il perd, de la plus longue grève municipale que Gap a connu durant son dernier mandat, du plantage du plan d’eau qui fait rire tous les canards d’ici à la Navarre, une navette électrique qui est venue… qu’on a vu… et qui a disparu. Des travaux… Enfin… des terrassements pour offrir un grand parvis pour faire genre « Notre-Dame de Paris » devant la cathédrale avec des arbres en pot colorés pour remplacer les vrais, des jolis pavés très glissants… . Mais il y a des parapluies l’été !

Rue Carnot (Photo: Leo Artaud)

Peu de mots, dans sa lettre, sur la politique sociale et solidaire de la ville. Roger Didier a choisi de cracher son venin dans une interview, parue dans le Dauphiné Liberé, sur les bénévoles des associations humanitaires qui s’occupent, bien seules de l’accueil des migrants en les qualifiant de « gens pas respectables« . Il avait aussi parler d' »éradication » au sujet du CESAÏ qui, pourtant, pallie aux carences de l’état.

Cependant, au vu de la faiblesse des candidatures d’opposition et de leur incapacité à faire liste commune, on peut se demander si l’édile en place dérange tant que ça le champ politique gapençais. La Capitale douce ne mérite t-elle pas mieux qu’un duel en aval et l’autosatisfaction en amont?

Leo Artaud

Print Friendly, PDF & Email

Catégories :L'édito

3 réponses »

    • Un point de vue est toujours discutable ;-). Mais le contenu d’un projet n’enlève rien aux faits: deux listes peu différentes, des candidatures instables en moins d’un an, des batailles d’égos peu reluisantes, des postures qui ne s’assument pas politiquement… Les engagements des uns et des autres sont assez ambitieux, c’est vrai, vous avez raison mais viser la Lune avec si peu de constance laisse songeur sur la capacité d’y arriver. Dans un passé très récent, de très beaux projets sont passés à l’as à cause de ce genre de faiblesses… . L’intérêt général n’aurait-il pas prévalu en sachant s’entendre? Qu’en sera t-il au second tour si il y a? Et si une des deux listes ambitieuses est élue… Quelle garantie avons-nous que la récré sera finie? Mais bon… Il reste un peu de temps et j’espère pour les gapençais, quel que soit le résultat, qu’il soit le bon et que chacun-e sera à la hauteur des enjeux une fois élu-e.

      Bien à vous

      Leo Artaud

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.